Les raisons de l'assassinat du président John F. Kennedy
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Quelques mots sur l'auteur, avant d'entrer dans le dossier :
Le 10 juin 2024, au cours d'une émission organisée par le journaliste Mike Borowski sur la chaîne Géopolitique Profonde, je révélais les dessous d'une énorme affaire qui allait mener jusqu'à l'assassinat du président des États-Unis, John F. Kennedy.
Je connaissais une grande partie de cette affaire depuis 2007. Mais si je m'étais aventuré à rendre publique cette affaire hors norme à cette époque, les services secrets israéliens m'auraient probablement supprimé.
Si je m'étais aventuré à rendre publique cette affaire à cette époque, les services secrets israéliens m'auraient probablement supprimé.
Israël, à quelques semaines d'une guerre nucléaire
Aujourd'hui, Israël est à quelques semaines de s'engager dans une guerre nucléaire et a bien d'autres choses à faire que de s'occuper d'un inconnu comme Gérard Chevrier. Cette guerre qu'Israël a préparée pendant plusieurs semaines avant l'attentat du 7 octobre 2023 va être une guerre décisive : c'est l'existence même de l'État d'Israël qui va se jouer dans les mois à venir.
En effet, le rédacteur en chef du journal Haaretz, publié en Israël et appartenant au groupe du Figaro, avait remis en 2022 un rapport de 40 pages sur l'organisation de cet attentat qui se préparait dans le territoire de Gaza.
Le rapport s'intitulait le rapport « Dassault », du nom de la famille propriétaire du groupe de presse le Figaro (et propriétaire du journal Haaretz).
Par ailleurs, les services du renseignement intérieur d'Israël surveillaient les préparatifs de ce très important attentat et rendaient compte au gouvernement des manœuvres qu'ils observaient, avec des engins de chantier, pour détruire la clôture qui sépare le territoire de Gaza du territoire d'Israël.
Le 6 octobre 2023, le gouvernement israélien savait presque tout sur cette incursion du Hamas qui allait se dérouler sur le territoire d'Israël.
La stratégie du gouvernement d'Israël était d'utiliser cet attentat pour obtenir un état de sidération de l'opinion publique mondiale, et justifier l'expulsion de toute la population de Gaza vers le territoire égyptien.
Pour ce faire, Netanyahou a donné l'ordre aux troupes militaires positionnées pour protéger la frontière entre Gaza et Israël de partir en permission le 6 octobre, pour célébrer la fête juive en famille.
Si le dispositif militaire était resté en place, cette opération d'incursion aurait été stoppée dès le franchissement des clôtures : en fin de matinée le 7 octobre, on aurait compté une dizaine de morts dans les rangs de l'armée israélienne et 200 à 300 morts dans les rangs du Hamas. Évidemment, cela n'aurait pas permis à Netanyahou de massacrer des centaines de milliers de civils palestiniens avec des bombardements identiques à ceux pratiqués par les armées américaine et anglaise sur la population civile en Allemagne de 1943 à 1945.
Le gouvernement israélien voulait utiliser la même recette créée en 1941 par l'équipe du président Roosevelt qui, après avoir mis sous embargo total le Japon et l'avoir poussé dans ses derniers retranchements, a été informé de la préparation du bombardement de la flotte américaine — et a laissé faire, pour obtenir l'état de sidération puis de colère de l'opinion publique américaine, qui leur a permis de mobiliser toutes les énergies américaines pour s'engager dans la guerre contre le Japon.
C'est la même recette qui a été utilisée le 11 septembre 2001, en laissant se dérouler les attentats contre les Twin Towers, pour obtenir l'état de sidération de l'opinion publique mondiale et pouvoir s'engager dans la destruction de l'Irak, qui représentait à l'époque un danger pour Israël.
J'ai réalisé à ce sujet deux vidéos qui expliquent pourquoi les services de renseignement américains — la NSA, la CIA, le FBI — et les services allemands, et bien sûr le Mossad, étaient parfaitement au courant depuis des mois de la préparation de l'attentat des tours jumelles de New York.
Ils ont laissé faire pour obtenir l'adhésion de l'opinion publique mondiale, et détruire quelques mois plus tard l'Irak qui représentait une menace pour Israël.
Aujourd'hui, le gouvernement d'Israël se prépare à utiliser son arsenal nucléaire dans le cas où l'armée américaine n'arriverait pas à détruire l'Iran, qui représente maintenant, selon le gouvernement de Netanyahou, une menace existentielle pour Israël.
Ce que presque personne ne sait aux États-Unis
Aux États-Unis, très peu de personnes savent qu'Israël possède et produit des bombes atomiques depuis 1960.
Quelques experts militaires le supposent, mais expriment toujours des doutes : officiellement, et selon les règles en vigueur aux États-Unis, Israël ne pourrait pas bénéficier du soutien inconditionnel des États-Unis dès le moment où cet État possède un arsenal nucléaire.
Si le gouvernement savait de façon officielle qu'Israël produit des armes nucléaires depuis 1960, il ne pourrait plus verser à ce petit État les milliards de dollars que les Américains lui versent chaque année depuis 1948 sous forme d'aide financière — auxquels il faut ajouter l'aide militaire : matériel, avions, radars, bombes (80 000 tonnes de bombes fournies pour le massacre de la population civile de Gaza), et toutes les informations communiquées par les satellites américains, etc.
Les dirigeants politiques américains, entièrement sous le contrôle de l'AIPAC, sont complices du génocide qui se déroule depuis plus d'une année dans le territoire de Gaza, devenu un camp d'extermination.
Le peuple d'Israël est, depuis un an, passé du statut de victime à celui de bourreau, et fera peser sur ses descendants la honte d'une inhumanité encore jamais atteinte jusqu'ici : même à Auschwitz, à Dachau et à Buchenwald, il y avait encore de l'eau potable qui coulait dans les robinets.
J'ai procédé à une étude estimative du nombre de morts à Gaza, perpétré par l'aviation israélienne qui a déversé en 12 mois plus de 80 000 tonnes de bombes sur le territoire : j'estime que le nombre de morts dépasse les 400 000.
Pour arriver à ce chiffre, il faut se reporter au bombardement de la population civile de Dresde en 1945. La ville de Dresde avait une superficie de 328 km² ; le territoire de Gaza est de 340 km². Le nombre d'habitants à Dresde en février 1945 était de 600 000 civils, auxquels il faut ajouter environ 300 000 réfugiés, soit un total de 900 000 civils. Le nombre d'habitants à Gaza avant le 7 octobre était de 2 200 000.
La ville de Dresde a reçu, pendant 3 jours et 2 nuits entre le 13 et le 15 février 1945, 7 200 tonnes de bombes conventionnelles et 164 tonnes de bombes au napalm. Le niveau de destruction de la ville ressemble en tous points à celui du territoire de Gaza que nous voyons sur les images réalisées par la chaîne Al Jazeera.
À Dresde, après 3 jours et 2 nuits de bombardement, on a compté entre 250 000 et 300 000 morts. À Gaza, ce ne sont pas 7 364 tonnes de bombes qui ont été larguées par les pilotes israéliens, mais 80 000 tonnes entre le début des bombardements et la fin du mois de septembre 2024.
Le bombardement de Dresde, qui a duré 3 jours, a tué environ 25 % de la population civile. À partir de ces chiffres, on peut estimer que le nombre de morts par bombardements est de l'ordre de 500 000, auquel il faudra ajouter le nombre d'enfants morts de maladies, dû principalement au manque d'eau potable.
Aujourd'hui, des juges se préparent à juger Netanyahou et quelques membres de son gouvernement pour crime de guerre et tentative de génocide. (Il est vrai que tant qu'il restera des civils palestiniens vivants, on ne pourra parler que de tentative.)
En ce qui me concerne, je pense qu'il faut traduire devant ce type de tribunal tous les pilotes qui ont participé à ce massacre de la population civile sans défense : des pilotes confortablement installés dans leur cockpit, sans aucun risque d'être touchés par un missile ou un tir de mitrailleuse. Tous ces pilotes, dont le niveau d'études ne leur donne aucune circonstance atténuante, doivent être punis pour les crimes atroces qu'ils ont commis jour après jour sur une population civile sans défense.
Une majorité de juifs dans le monde partage mon point de vue, et risque de porter une responsabilité pour laquelle ils n'ont rien à voir.
Bien qu'en apparence je m'éloigne du sujet initial, il convient de préciser que sans la possession de 370 têtes nucléaires et l'appui inconditionnel des dirigeants politiques américains, jamais Israël n'aurait pu procéder à cette boucherie qui dure depuis 12 mois en toute impunité.
Donc, en apparence, je m'éloigne du sujet ; mais en fait je suis au cœur du sujet, puisqu'il s'agit des conséquences d'une situation qui s'est déroulée entre 1952 et 1963, et que je vais résumer en quelques lignes dans le cadre de cet article.
1952 : la mission secrète de Shimon Peres en France
En 1952, Ben Gourion, le fondateur de l'État d'Israël, convoque dans son bureau un jeune homme âgé de 28 ans, nommé Shimon Peres, né en Pologne en 1924 et dont les parents ont émigré en Palestine en 1934.
En 1952, Shimon Peres était chargé de l'approvisionnement en armes de la Haganah, armée clandestine qui deviendra plus tard Tsahal.
Ben Gourion lui dit : « Shimon, tu vas aller en France pour obtenir la fourniture d'avions militaires et de chars de combat. »
Shimon Peres lui répond : « Comment voulez-vous que je fasse, je ne parle pas anglais, je ne parle pas français. »
Ben Gourion lui répond : « Ne te préoccupe pas de ces questions, tu vas rencontrer des personnes qui parlent hébreu et qui vont te faire rencontrer les bonnes personnes. » C'est Georges Elgozy, conseiller économique auprès du président du Conseil installé à Matignon à cette époque, qui va accueillir le jeune Shimon Peres.
Deux jours après son arrivée à Paris, les réseaux israélites en place au sein du gouvernement de l'époque vont permettre à Shimon Peres d'obtenir la fourniture de 270 chars et plusieurs dizaines d'avions de chasse fabriqués par l'entreprise Dassault, appartenant à Marcel Dassault — de son vrai nom Marcel Bloch, qui a été déporté dans un camp en Allemagne pendant la guerre, en raison de son origine juive.
Le montant de la facture et le mode de règlement restent à ce jour inconnus.
Dix jours après son arrivée à Paris, Shimon Peres était installé dans un bureau à côté de celui du ministre des Armées.
Jean Lacouture, écrivain et journaliste, rapporte qu'à cette époque Shimon Peres n'avait qu'à frapper à la porte du bureau du ministre pour être reçu.
À la suite de ce premier voyage, Shimon Peres va revenir plusieurs fois et tisser des liens avec Guy Mollet (futur président du Conseil), avec Abel Thomas — dont le frère est mort dans un camp de concentration en Allemagne — et beaucoup d'autres personnes faisant partie du cercle d'Elgozy.
Le marché du siècle : la bombe contre une centrale
Au cours de l'un de ses voyages, en 1955, Shimon Peres va proposer quelque chose d'énorme à Abel Thomas et à Elgozy :
« En France, vous savez produire de l'électricité à partir de l'uranium, mais vous ne possédez pas la technologie pour fabriquer l'arme atomique. Je vous propose un marché : vous nous construisez une centrale nucléaire identique à celle que vous avez à Saclay, vous nous fournissez l'uranium, vous formez nos ingénieurs et techniciens dans votre centrale à Saclay — et en échange, nous vous fournirons toutes les informations scientifiques et techniques pour fabriquer la bombe atomique. »
Abel Thomas répond : « Pour une telle affaire, il nous faut l'accord de Francis Perrin, qui est commissaire à l'énergie atomique. » La rencontre se déroule quelques jours plus tard et, après discussion, l'accord fut conclu.
À cette époque, seuls 3 pays possédaient la technologie pour fabriquer la bombe atomique, et la perspective que la France devienne la 4ᵉ puissance à posséder l'arme atomique galvanisait toute l'équipe autour d'Elgozy et Abel Thomas.
Il restait à obtenir l'aval de l'autorité politique. Shimon Peres rencontra Guy Mollet, qui lui dit : « Shimon, si je suis élu président du Conseil, je ferai tout ce que je peux pour aider Israël… » En 1956, Guy Mollet fut élu président du Conseil, et tout fut mis en œuvre pour réaliser ce projet titanesque.
Dimona : 1 500 ingénieurs français dans le désert du Néguev
Dans son livre intitulé Les deux bombes, le journaliste et écrivain Pierre Péan raconte les détails de l'organisation de cette opération, dans laquelle 1 500 ingénieurs et techniciens français vont être envoyés dans le plus grand secret en Israël pour construire, dans le désert du Néguev, la centrale de Dimona.
Chantier d'une telle dimension qu'en 1957 et 1958, tout le béton produit en Israël était réquisitionné pour la construction de Dimona. Pendant ce temps, les ingénieurs et techniciens israéliens étaient formés dans la centrale de Saclay, dans le département de l'Essonne, en France.
En 1958, le général de Gaulle arrive aux commandes de la France, et son Premier ministre Couve de Murville découvre cette affaire. Charles de Gaulle donna l'ordre à Couve de Murville d'arrêter immédiatement toute cette construction et cette collaboration.
Il ne sera pas entendu. Non seulement la France fournira l'uranium à Israël — dans l'attente que l'Afrique du Sud prenne le relais — mais c'est elle qui réalisera tous les essais nucléaires pour Israël, pour l'Afrique du Sud et bien sûr pour la France : au total, 210 explosions nucléaires réalisées par la France, alors que l'Angleterre, qui possède le même arsenal, a procédé pour sa part à seulement 40 explosions.
1962 : Kennedy découvre tout
John F. Kennedy, élu président des États-Unis en 1960, découvre cette affaire en 1962 et va convoquer Ben Gourion, chef de l'État d'Israël, pour lui signifier qu'il faut choisir : c'est soit le soutien financier et militaire des États-Unis, soit la possession de l'arme atomique, mais en aucun cas les deux.
Le soutien financier et militaire des États-Unis, ou l'arme atomique. Mais en aucun cas les deux.
Le président John F. Kennedy s'oppose catégoriquement à ce que ce jeune État, entouré de pays hostiles à son existence, puisse posséder et fabriquer des bombes atomiques.
Il faut dire qu'il ne s'agissait pas de construire uniquement le rez-de-chaussée, c'est-à-dire la centrale elle-même : les plans avaient été dessinés avec 6 étages sous le rez-de-chaussée, de façon à permettre l'enrichissement de l'uranium pour le faire passer d'une application civile à 6 % à un taux de 92 %, nécessaire pour obtenir la réaction en chaîne — c'est-à-dire l'explosion atomique.
Et tout s'arrête le 22 novembre 1963
Le vice-président Lyndon B. Johnson était membre du lobby pro-israélien ; c'était un partisan du soutien inconditionnel à l'État d'Israël.
Au lendemain de l'assassinat du président John F. Kennedy, le vice-président deviendra président des États-Unis, apportera un soutien inconditionnel à l'État d'Israël — et l'enquête sur la centrale de Dimona sera arrêtée.
Il convient de préciser que depuis 1948, les États-Unis apportaient un soutien financier et militaire à Israël et qu'en retour de cette aide très importante, Israël s'interdisait de fabriquer ou d'obtenir l'arme atomique.
Gérard Chevrier — Revue Confidentielle n°19, Géopolitique Profonde, décembre 2024.
On vous l'a caché soixante ans. Et aujourd'hui ?
Vous venez de lire une affaire enterrée pendant six décennies. Pas par accident : parce que des gens avaient tout intérêt à ce qu'elle le reste.
Le plus dérangeant, ce n'est pas Kennedy. C'est ce qu'on est en train d'enterrer maintenant, pendant qu'on vous occupe ailleurs. L'affaire Dimona est restée dans l'ombre soixante ans ; il a fallu qu'un homme, Gérard Chevrier, ose remonter le fil. Combien d'autres attendent encore ?
C'est tout le travail de Géopolitique Profonde : déterrer ce qui dérange, et le mettre noir sur blanc — avant que ça finisse comme Dimona, connu de quelques-uns et ignoré de tous les autres.
Cette enquête, on vient de vous l'envoyer par mail. Allez la récupérer — et faites en sorte de ne rien rater de la suite.
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