Groenland, Panama, tarifs sur la Chine, menaces à l'OTAN, Israël, Canada…
Chaque semaine, une nouvelle déclaration qui semble défier toute logique.
Et si le chaos apparent cachait une stratégie que personne n'ose nommer ?
La liste s'allonge chaque semaine :
Ses partisans se retrouvent à défendre des coups qu'ils ne comprennent pas toujours.
Ses opposants y voient la confirmation de leurs craintes.
Et entre les deux, une majorité silencieuse se pose la même question : qu'est-ce qu'il fait, Donald Trump ?
Les médias ont choisi leur réponse depuis longtemps : fou, imprévisible, dangereux.
Circulez, il n'y a rien à analyser.
Quelque chose ne colle pas avec la thèse du « fou ».
Dans un article de 12 pages pour la Revue de mars de Géopolitique Profonde, François Martin pose une hypothèse que personne dans les médias français n'ose formuler.
Son point de départ : le concept du « Piège de Thucydide », théorisé par John Mearsheimer.
Quand une puissance n°2 (la Chine) monte et menace de dépasser la puissance n°1 (les États-Unis), le n°1 fait presque toujours la même erreur : il dépense de plus en plus pour maintenir son empire.
Il accélère ainsi sa propre décadence.
La seule sortie, selon Mearsheimer, est contre-intuitive : un grand dirigeant doit se dégager des parties de son empire qui coûtent le plus cher, pour se recentrer et réinvestir sur les vraies priorités — l'économie, l'industrie, la technologie.
C'est exactement ce que De Gaulle a fait en 1958.
L'empire colonial français était un fardeau.
Tout l'establishment voulait garder l'Algérie. De Gaulle a dit « Je vous ai compris ».
Puis il a lâché l'Algérie.
Les pieds-noirs ont hurlé à la trahison. Les militaires ont tenté de l'assassiner au Petit-Clamart.
Mais De Gaulle ne sauvait pas l'empire. Il sauvait la France.
Il sacrifiait ce qui coûtait trop cher pour reconstruire sur des bases solides. Il lui a fallu quatre ans — entre son investiture et l'élection au suffrage universel — pour se libérer du pouvoir des nostalgiques et des partis.
Trump serait confronté, mutatis mutandis, au même piège que De Gaulle en 1958.
Empire vieillissant. Dette qui explose. Rival chinois en pleine ascension.
Et des « nostalgiques » de la grandeur américaine qui l'ont porté au pouvoir — mais dont la vision du monde est devenue obsolète.
Chaque « provocation » commence à prendre un sens différent :
Pas du chaos.
Un repli stratégique calculé.
Martin identifie les midterms de novembre 2026 comme le moment décisif.
De même que De Gaulle a dû apprivoiser les nostalgiques avant de les affronter, toute la séquence actuelle serait un « planning hollywoodien » pour consolider la base populaire avant l'affrontement avec les lobbies et les élites de l'ancien monde.
Qu'on adhère ou non à cette lecture, elle a un mérite que les analyses mainstream n'ont pas : elle est cohérente.
Elle donne un cadre à des événements qui, pris séparément, ressemblent à du bruit.
Et si Martin a raison — et ses 40 ans d'expérience, six langues et 100 pays lui donnent un recul que peu d'éditorialistes parisiens possèdent — alors tout ce que vous lisez chaque matin dans les médias prend un sens complètement différent.
Revue Confidentielle — Mars 2026
Lire l'analyse complète (12 pages)
« La fin du Nouvel Ordre Mondial » — 74 pages, 9 dossiers.
3 jours restants pour recevoir le numéro de mars.
Ceci est un publi-reportage.
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